SYNDICAT DES TECHNOLOGUES D'HYDRO-QUÉBEC

SCFP957 - Syndicat des technologues d'Hydro-Québec
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NOTRE HISTOIRE SYNDICALE

Eh ​oui! Il y a déjà 50 ans, le 24 novembre 1965, la section locale 957 du SCFP voyait le jour.
C'est avec beaucoup de fierté que nous vous présentons ce livre, souvenir commémoratif du 50e anniversaire du 957.

Pour certains, ce syndicat a toujours existé, mais pour ceux qui l'ont vue naître et évoluer à travers le temps, non sans peine, au prix de grandes
batailles et de belles victoires mais aussi de pertes… ceux-là savent très bien d'où viennent nos acquis…

Seulement deux générations ont fait de notre organisation ce qu'elle est aujourd'hui, deux générations qui ont défini le caractère tout à fait spécial du Syndicat des technologues d'Hydro-Québec. Vous connaissez cet adage populaire : « Dis-moi d'où tu viens, je te dirai qui tu es. ». Dans cet ordre d'idées, nous avons voulu que cet ouvrage soit un rappel de notre histoire, d'abord pour ceux et celles qui l'ont forgée, mais aussi un outil de référence pour tous les travailleurs et les travailleuses engagés qui prendront le relai et construiront l'avenir de notre syndicat.

Vous découvrirez, je l'espère avec intérêt, tous ces gens qui se sont impliqués à faire ce que ce syndicat est devenu.

Un syndicat fier de se tenir debout.

Bonne lecture

Michel Drapeau
Eh ​oui! Il y a déjà 50 ans, le 24 novembre 1965, la section locale 957 du SCFP voyait le jour.


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Hydro-Québec, son histoire...


Des compagnies privées, une compagnie publique…
Des compagnies privées, une compagnie publique…
Il va de soi que l'histoire de la section locale est intimement liée à celle de l'entreprise, Hydro-Québec.

Tout commence le 15 avril 1944, alors qu'est fondée la Commission hydro-électrique du Québec, résultat de l'étatisation de la Montréal Light, Heat and Power Co. par le gouvernement libéral d'Adélard Godbout, dans le but de fournir de l'énergie à des tarifs moins élevés et uniformes dans la région de Montréal.

En 1963, l'Hydro-Québec acquiert 9 des plus importantes compagnies d'électricité et double par le fait même son personnel, soit 10 000 personnes.

Au lendemain de la nationalisation, projet du ministre libéral René Lévesque que la population a adopté, il règne une très grande diversité à «l'Hydro», comme on l'appelle alors. Les réseaux de distribution se chevauchent, l'équipement technique varie et les salaires pour un emploi donné peuvent fluctuer de 50 % d'une filiale à une autre.

Maraudage syndical et votes
Au niveau syndical, la quasi-totalité du personnel est représentée soit par le CTC-FTQ ou par la CSN. Le SCFP (Syndicat canadien de la fonction publique) se retrouve principalement chez les employés de l'«ancienne Hydro» dont il représente les gens de métiers. Les gens de bureaux sont regroupés dans un syndicat indépendant, lié au SCFP par un contrat de service. Le SCFP représente également le personnel de la Southern Canada Power et de la Northern Québec Power, ainsi que les techniciens dans toutes les filiales.

Le château fort de la CSN est à la Shawinigan Water and Power, avec les employés de métiers de la Québec Power, les employés de bureaux de la Gatineau Power et tous les employés de la Compagnie de Pouvoir du Bas St-Laurent. Elle compte aussi dans ses rangs les ingénieurs de l'Hydro-Québec et le Syndicat de la construction de Hauterive (temporaires).

Un autre syndicat, l'International Brotherhood of Electrical Workers (IBEW), représente le personnel de la Compagnie d'Électricité de la Gatineau. Les employés de bureaux de la compagnie Québec Power ne sont pas syndiqués.

​L'uniformisation…
À partir de 1964, les secteurs technique, administratif et financier sont unifiés. L'équipement technique est standardisé, le réseau du Nord Ouest converti aux 60 cycles, les tarifs uniformisés, etc. Parallèlement à cet effort dans les domaines technique et administratif, l'Hydro vise également l'uniformisation de ses politiques en matière de relations de travail. Déjà, les conventions collectives signées en 1963 et 1966 dénotent une tendance en ce sens, au niveau des salaires et conditions de travail.

L'Hydro-Québec exige alors que toutes les conventions collectives expirent au 31 décembre 1966. Le 18 juin 1966, l'entreprise présente une requête à la Commission des relations du travail en vue de révoquer toutes les accréditations syndicales (24) en vigueur et de les regrouper en un seul syndicat, avant le 1er novembre 1966. Cette requête ne visait cependant ni les techniciens (SCFP), ni les ingénieurs (CSN). En effet, au cours de l'année 1965, un référendum a été tenu, donnant aux techniciens le choix entre un syndicat indépendant, la CSN, le SCFP (FTQ-CTC), ou pas de syndicat du tout. Les techniciens ont choisi le SCFP à 90%. 

La Commission des relations du travail décrète alors qu'il y aura deux syndicats, métiers et bureaux, et que la «campagne» durera un mois. À ce moment, les 7 500 employés de bureaux et de métiers sont répartis ainsi : 4 700 personnes au SCFP et 2 800 personnes à la CSN. Le vote du 30 septembre 1966 donnera la victoire au SCFP avec 60% des votes.
​L'uniformisation…

NOTRE SYNDICAT!

Le 24 novembre 1965,
la Commission des relations du travail (CRT) émet notre 1er certificat d'accréditation au nom du Syndicat canadien de la fonction
publique, section locale 957. Le certificat vise le groupe suivant : « Les techniciens A, B, C et les aide-techniques à l'emploi de l'Hydro-Québec et attachés à la région métropolitaine ainsi qu'à Beauharnois, Les Cèdres, Rivière des Prairies, l'Abitibi, Carillon, Labrieville, Québec (Charlesbourg) et Les Boules à l'exclusion des aide-techniques du bureau d'appel d'offres (Génie). »

Le 23 septembre 1966,
la CRT accepte de modifier la description de l'unité de négociation pour qu'elle se lise ainsi :

« Tous les employés, salariés au sens du Code du travail, assignés à des postes ou fonctions de techniciens ou aidetechniques, à l'emploi de l'Hydro-Québec dans toutes et chacune de ses régions administratives, zones de production et transport, et au siège social à l'exception... »

A sa création, la section locale comptait environ 360 membres.
En 2015, elle en compte autour de 2 500 dont plus de 200 femmes.
​Le nom de notre section locale
Question de s'adapter aux réalités, le nom de la section locale a été :
• Syndicat Canadien de la Fonction Publique,
          section locale 957.
• Le Syndicat des Techniciens de l'Hydro-Québec,
          section locale 957 SCFP
• Le Syndicat des Technicien-ne-s d'Hydro-Québec,
          section locale 957 SCFP (15 août 1984)
• Le Syndicat des Technologues d'Hydro-Québec,
          section locale 957 SCFP (15 novembre 2000)
​Le nom de notre section locale
Nos affiliations
Ainsi que nous l'avons lu précédemment, nous sommes affiliés au Syndicat Canadien de la Fonction Publique (SCFP), et par le fait même à la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ). Et la FTQ est affiliée au Congrès du travail du Canada (CTC).

NOTRE ORGANISATION


L'assemblée générale
De 1965 à 1973 : il n'y avait qu'une assemblée générale provinciale, à Montréal. À partir de 1973, l'assemblée générale provinciale sera composée de l'ensemble des 7 assemblées régionales. Ce nombre passera à 19 en 1983 puis à environ 25 en 1985. En 2015, l'assemblée générale provinciale est composée des assemblées des 10 régions syndicales.

Les régions
Il existait en 1973, 7 régions syndicales administrées par un Conseil exécutif régional composé d'un président, d'un vice-président, d'un secrétaire-archiviste et d'un secrétaire-trésorier, à l'image de la structure provinciale.

Le Comité exécutif régional et le Conseil exécutif régional
Durant l'année 1973, le nombre de membres ayant augmenté, chaque région fut dotée d'un Comité exécutif (les 4 premiers postes nommés plus haut) et d'un Conseil exécutif (les 4 postes précédents plus les directeurs de délégués). La fonction de chef de secteur fut instituée, laquelle deviendra à compter de 1976 celle de délégué.

Au congrès de 1999, le Comité exécutif régional a été aboli. La seule instance régionale devient le Conseil exécutif régional qui peut, à l'occasion, se transformer en Conseil exécutif régional élargi, lequel comprend les délégués mais sans droit de vote.

Président libéré...
En 1981, le poste de président provincial est devenu un poste libéré à temps plein, rémunéré à son salaire de technicien par la section locale. Celui de secrétaire provincial le deviendra peu de temps après. Les délégués au congrès de 1999 ont adopté une résolution à l'effet de rémunérer ces deux postes au niveau « C » de l'échelle de salaire de la convention collective.

Président libéré...
En 1981, le poste de président provincial est devenu un poste libéré à temps plein, rémunéré à son salaire de technicien par la section locale. Celui de secrétaire provincial le deviendra peu de temps après. Les délégués au congrès de 1999 ont adopté une résolution à l'effet de rémunérer ces deux postes au niveau « C » de l'échelle de salaire de la convention collective.

Président honoraire et Membre honorifique
Président honoraire
Le Comité exécutif provincial décernera le titre de «président honoraire» à des présidents provinciaux qui se seront distingués au cours de leur mandat. Les «présidents honoraires» seront membres d'office de chaque congrès de la section locale, avec droit de parole mais sans droit de vote.

Les présidents honoraires de la section locale 957 sont : Pacelli Desrosiers, Mario Gervais et Réjean Porlier.

​Membre honorifique
Le Comité exécutif provincial accordera le titre de «Membre honorifique» à une technicienne ou un technicien qui aura été recommandé par une région ou par le Comité exécutif provincial. Les membres «honorifiques» seront invités à un seul congrès de la section locale, sans droit de parole et sans droit de vote.

Le titre de membre honorifique a été décerné, à ce jour, à : Serge Massicotte, Bruno Tremblay et Pierre Beaubien.

DIFFÉRENTS SIÈGES SOCIAUX


Notre premier bureau était au 7980 Marquette à Montréal, dans un ancien centre communautaire, dans les mêmes locaux que les sections locales 1500 et 2000.
En 1979, par manque d'espace, nous sommes déménagés au 1592 Jarry Est, juste au coin de la rue Marquette.
Autre déménagement au milieu des années 80 au 1415 Jarry Est.
Et en 1991, la section locale est devenue copropriétaire, avec les sections locales 1500 et 2000, du 1010 de Liège Est et en occupe le 1er étage.
Depuis ce temps, la section locale est également devenue propriétaire d'espaces de bureaux dans plusieurs régions.
C'est le cas à Saguenay, à Rimouski, à Baie-Comeau, à Québec et à Rouyn.

DES COMBATS ÉPIQUES


1967


En 1967 avait lieu la première grève des sections locales 957, 1500, 2000 à Hydro-Québec. D'une durée de 2 mois (8 mai au 27 juin 1967), cette grève a touché 8 250 travailleurs et travailleuses. La volonté syndicale de ne pas prendre la population québécoise en otage obligeait les sections locales à innover dans la stratégie de grève. Ainsi, pour la première fois en Amérique du Nord, le principe de grève tournante fut appliqué.

Les menaces, les mesures disciplinaires et les suspensions n'étant jamais venues à bout de la détermination des syndiqués. Hydro-Québec se tournait donc vers le gouvernement. C'est avec la menace d'une loi spéciale que les syndicats signèrent une première entente. D'une durée de 2 ans, cette entente apportait des gains majeurs : hausses salariales de 15 %, sécurité d'emploi, ancienneté comme critère d'obtention de poste vacant ou de promotion, amélioration du régime de vacances, deux jours fériés supplémentaires et création des comités de formation professionnelle et d'évaluation des emplois.
En 1969, la grève générale fut évitée de justesse. Forts de l'appui de leurs membres, les syndicats s'engagèrent dans des négociations très longues. Le tout a débouché sur une entente négociée avec des augmentations salariales variant entre 18 % et 23 % pour un contrat de travail de 3 ans. Des améliorations au niveau des vacances et de la santé-sécurité étaient obtenues. Désormais, l'enquête officielle avec la participation syndicale était acquise.

1969


1972


L'année 1972 a connu deux grèves. Après plusieurs rencontres infructueuses avec Hydro-Québec, les syndicats conclurent que seule la grève forcerait l'entreprise à négocier. Prévue pour le 28 mars 1972, le gouvernement allait l'empêcher par une injonction d'une durée de 80 jours. C'est donc le 21 juin que la grève fut amorcée. Deux jours plus tard, la nomination d'un médiateur y mettait fin. Les 8 500 employés retournaient au travail.

La médiation fut un échec, Hydro-Québec refusant systématiquement toutes les demandes syndicales. Le 6 novembre, une 2ième grève voyait le jour, qui allait se terminer le 15 novembre par l'imposition d'une loi spéciale (loi 73). Par la suite, une commission parlementaire fut instituée afin de rapprocher les deux parties. D'une durée de 3 mois, cette commission aboutit sur une convention collective de 3 ans. Bien que contenant des hausses salariales substantielles, l'intervention sauvage du gouvernement était loin de répondre aux demandes des syndiqués. Il y a eu certes des hausses variant de 18 % à 25 %, mais le coût de la vie avait progressé de 31 % pour la même période. D'une part, si la participation syndicale au système d'évaluation des emplois était améliorée, les problématiques au niveau de la langue du travail, des heures supplémentaires et du fonds de retraite
demeuraient.

Hydro-Québec et le gouvernement allaient payer le prix pour leur conduite anti-démocratique. Les années, suivant cette convention collective, furent marquées de plusieurs conflits internes qui débouchèrent sur la grande grève de 1976.
Du 22 mars au 15 novembre 1976, le conflit de travail témoignait de la détermination des syndiqués d'Hydro-Québec. Basé sur les mêmes principes de grève qu'en 1967, ce conflit fut une véritable guerre. Mises à pied sauvages, congédiements, suspensions abusives et provocations patronales se heurtèrent à un mur de mobilisation.

Les 9 600 grévistes défièrent une injonction forçant leur retour au travail. Le 1er novembre, la grève générale fut déclenchée. Intensive, cette grève obligeait Hydro-Québec à céder et à adopter les recommandations du ministre des Richesses naturelles, Jean Cournoyer.

Le 15 novembre, les syndiqués d'Hydro-Québec venaient de remporter une des batailles les plus significatives du syndicalisme au Québec. Une convention collective qui servirait de modèle, une convention collective que le patronat digérait assez mal. Un important rattrapage salarial venait d'être réalisé; 21 % à 38 % pour la 1ère année, 5 % à 8 % pour la 2ième et 19 % pour la dernière. D'importants gains en santé-sécurité, sous-traitance, évaluation des emplois, temps supplémentaire, sécurité d'emploi, temps de transport, vacances et primes de remplacement ont été réalisés. Des régimes de sécurité-salaire et d'assurance-salaire en cas d'invalidité de longue durée ont été établis.

1976


1979


En 1979, un nouveau conflit éclatait. Les 19 et 23 novembre, les syndiqués débrayèrent, pour ensuite enclencher une grève générale le 28 novembre 1979. La loi 88 mit fin à ce conflit le 19 décembre. Se souvenant des impacts de la loi 73, le gouvernement imposait un décret qui avantageait les syndiqués d'Hydro-Québec. Dans le domaine de la santé-sécurité, des améliorations majeures furent apportées, notamment la création d'un comité santé-sécurité, pour chaque palier syndical. Le régime de retraite et les droits parentaux étaient aussi grandement améliorés et les syndiqués obtenaient une première réduction de la semaine du travail.
Après le conflit de 1979, une période d'accalmie s'installa jusqu'en 1988. Deux conventions collectives ont été signées pendant cette période, apportant des améliorations sur les gains antérieurs et améliorant la qualité de vie des syndiqués. Cette période de paix industrielle allait se terminer à la fin 1989.
Après plusieurs mois de négociation infructueuse, les 14 000 syndiqués des sections locales 957, 1500 et 2000 déclenchèrent une grève générale le 6 novembre 1989. S'ensuivirent six grèves rotatives suivies d'une journée de grève générale. Nous étions en début de conflit que déjà la tension était à son sommet dans l'entreprise.

Le 20 décembre, les syndicats modifièrent leur stratégie pour procéder à la grève du temps supplémentaire. Toujours dans le respect des services essentiels, les grèves rotatives et générales s'accomplissaient dans des délais plus courts. Cette grève fut la deuxième guerre à Hydro-Québec et elle dépassait largement les frontières de 1976. Hydro-Québec inondait ses travailleuses et travailleurs de mesures disciplinaires. Congédiements, mises à pied et suspensions fusaient de toutes parts. Des affrontements violents eurent lieu avec les forces de l'ordre. Des altercations verbales et physiques témoignaient de l'exacerbation des syndiqués. Des manifestations monstres se terminaient souvent dans le chaos. La conclusion de l'une d'entre elles se termina avec l'arrestation de plus de 400 syndiqués. Un conflit d'une violence inouïe qui a engendré plus de 30 000 mesures disciplinaires et 13 000 griefs. De plus, 8 de nos confrères ont été congédiés.

Dans l'après-midi du 3 mai 1990, une entente de principe était conclue entre les deux parties, ce qui n'a pas empêché le gouvernement de passer à toute vitesse la loi 58 dans la nuit suivant l'entente. Cette loi s'avérait un véritable coup de masse pour les syndiqués de la société d'État. Même si elle nous consentait des hausses salariales de 13 % sur 3 ans, elle éliminait plusieurs lettres d'entente, nos clauses sur le droit de refus et sur la sous-traitance : le nerf de la guerre de ce conflit. De plus, des mesures très sévères planaient sur les membres, les officières, les officiers et les sections locales, s'ils ne respectaient pas la loi.

D'un seul coup, le gouvernement venait d'enrayer plusieurs années de luttes syndicales. Il venait d'enlever tout sens à la légalité et au droit de négociation. Amers et frustrés, les syndiqués rentrèrent au travail avec la rage au coeur. Toutes et tous étaient conscients que la loi 58 avait changé la donne dans le monde des relations du travail.

1989


1991


Pragmatiques et conscients des besoins des membres, ainsi que du contexte tant social qu'économique, les trois grands syndicats adoptèrent de nouvelles approches et stratégies face à Hydro-Québec qui tentait d'implanter son défi performance. Cette nouvelle vision permettait l'annulation de la loi 58, en 1991. L'entente qui en découla améliorait les relations du travail et permettait de récupérer les lettres d'entente que cette même loi avait abolies.

De plus, trois nouveaux régimes venaient enrichir le patrimoine syndical des Hydro-Québécoises et Hydro-Québécois : les soins dentaires, les congés de maladie pour les employés temporaires et une assurance-vie complémentaire. D'autres améliorations étaient apportées au niveau des congés et des vacances. Quant à la clause de sous-traitance, Hydro-Québec en maintenait l'abrogation (la loi 58).
En avril 1993, les syndicats s'entendent pour présenter une position commune face au défi performance. Dès lors, une ronde de négociation s'enclenche pour déboucher sur une entente de partenariat en juin 1994. Durant cette négociation, les deux parties s'entendent pour solutionner de façon avant-gardiste les contraintes de la loi 102. Cette loi, qui se veut une récupération salariale directe de 1 % pour les employés du secteur public, sera appliquée indirectement par notre participation à la réorganisation majeure d'Hydro-Québec. L'entente de partenariat ferme la boucle sur plusieurs dossiers majeurs, en permettant la création de groupes de travail pour les employés temporaires, la sous-traitance, les spécialistes, le partage des gains de productivité et des dossiers propres aux trois sections locales. Entérinée massivement par les membres réunis en assemblées générales, au printemps 1995, l'évolution de cette entente sera chaotique. La Direction d'Hydro-Québec en profitera pour réaliser ses objectifs, ignorant les principes de base de l'entente ainsi que les objectifs des syndicats. Graduellement, la grogne s'installe parmi les syndiqués.

Les syndicats ont été bernés par un employeur qui reniera sa signature lors de la prochaine ronde de négociation, prévue pour la même année. C'est dans un objectif patronal d'une récupération de plus de 90 M $ que s'est amorcée cette négociation. Conscients des enjeux qui se traduisaient en pertes d'emplois significatives, les syndicats innovèrent encore une fois. Nous étions prêts à couper 4.5 % de nos salaires, pour la création de 1 000 emplois. L'obtention de la semaine de 4 jours était aussi une demande syndicale.

1993 à 1995


Malgré les changements radicaux de notre approche syndicale, l'employeur restait de mauvaise foi. Tant et si bien que c'est un rapport de médiation qui nous sert de convention collective pour la période 1995 à 2000. Cette convention a permis à Hydro-Québec de mieux se positionner dans l'échiquier nord-américain de l'énergie.

En retour, les deux dernières années (1999-2000) ont fait l'objet d'une réouverture sur les salaires. C'est sur les bases d'un rattrapage salarial des 10 dernières années et de concessions effectuées à l'entreprise que les syndiqués demandaient des hausses de 13 %.

1999


Confrontés à une position très ferme du gouvernement, en matière de hausse salariale pour les employés des secteurs publics, les syndiqués déclenchèrent une grève le 5 mai 1999. Toujours aussi avant-gardiste, cette grève se voulait strictement commerciale. Ainsi, la facturation et l'exportation étaient les enjeux financiers ciblés. Près de 13 500 syndiqués ont accepté de hausser leur cotisation syndicale (5 % pour le 957) pour soutenir quelques
1 400 consoeurs et confrères en grève totale. Les autres syndiqués étaient en grève générale, avec maintien des services essentiels. 

L'attitude du gouvernement péquiste a modifié les enjeux de nos revendications. Avec l'appétit vorace d'Hydro-Québec qui voulait s'approprier les surplus du régime de retraite, les syndiqués se sont mobilisés pour améliorer ce régime, à même les surplus. Cette dernière grève du 20e siècle aura duré près de 5 mois.

Dans les annales de l'histoire du syndicalisme, elle fut une des grandes grèves. Celle qui aura eu le plus d'impact à Hydro-Québec, depuis 1976.

Le 27 septembre 1999, un premier règlement négocié depuis 1986 amenait les parties à une entente de principe. Si nos demandes salariales n'ont pas été rencontrées, il en va tout autrement de notre régime de retraite où des gains forts significatifs ont été réalisés (congé de cotisation, possibilité de rachat, règle du 80 maintenue, récupération du crédit de rente et participation des temporaire).
En 2002, le rapport de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) portant sur la rémunération des salariés démontre, une fois de plus, que les salaires des employés de l'État québécois accusent un retard important par rapport à ceux de l'ensemble des salariés québécois. Plus important encore, le rapport nous apprend que l'écart observé se creuse d'année en année, passant de 7,7 % pour l'année 2001 à 9,7 % pour l'année 2002. Ces statistiques démontrent objectivement l'érosion constante du pouvoir d'achat que subissent les employés de l'État depuis de nombreuses années. Le gouvernement doit reconnaître que cette situation est inacceptable. De façon plus particulière, le rapport nous apprend que pour les techniciennes et les techniciens, l'écart est passé de 7,4 % à 8,75 %. Contrairement aux préjugés largement répandus dans la société, il est faux de prétendre que les employés de l'État sont grassement payés! Bien au contraire, les données de l'ISQ confirment clairement qu'un redressement de la situation s'impose.

C'est avec ces prémices que nous avons entrepris la négociation anticipée de 2003, voici en quelques lignes les principales étapes de cette négociation:
  • Le 28 février 2003, dépôt de nos demandes globales à Hydro-Québec.
  • Du 3 mars 2003 au 6 mars 2003, négociation portant principalement sur le Régime de retraite.
  • Le 7 mars 2003, début des discussions sur les régimes d'assurances et la précarité.
  • Dès le 10 mars 2003, négociation intensive jour et nuit.
  • Le 10 mars 2003, Hydro-Québec annule la rencontre prévue, le mandat financier du Conseil du trésor ne peut rencontrer nos objectifs syndicaux.
  • Le 11 mars 2003, dépôt par Hydro-Québec de l'offre salariale.
  • Le 12 mars 2003, dépôt d'une contre-offre syndicale qui provoque le retrait d'Hydro-Québec de la table de négociation.
  • Le 12 mars 2003, rapport présenté aux 3 Comités exécutifs provinciaux.
  • Le 13 mars 2003, reprise des négociations avec Hydro-Québec.
  • Le 13 mars 2003, entente de principe sous réserve de l'approbation des Comités exécutifs provinciaux.
  • Le 13 mars 2003, acceptation d'une résolution conjointe de présenter l'entente de principe aux membres réunis en assemblée générale.
  • Du 13 mars 2003 au 4 avril 2003, finalisation des textes d'entente, préparation des documents et préparation des assemblées générales.
  • Le 7 avril 2003, présentation aux Comités exécutifs provinciaux.
  • Du 14 avril 2003 au 21 mai 2003, tournée d'assemblées générales provinciales.
  • Le 22 mai 2003, dépouillement du vote, l'entente est acceptée à 92,7 % par les membres réunis en assemblée générale provinciale.

2002


2007


Le 8 novembre 2007, la direction d'Hydro-Québec, acheminait une lettre aux présidents des Syndicats, qui dans ses grandes lignes se lisait comme suit :

« …Nous proposons à tous les Syndicats d'Hydro-Québec d'amorcer immédiatement un processus de renouvellement anticipé des conventions collectives en limitant les enjeux reliés aux salaires, primes, indemnités et allocations, au régime d'intéressement et au RRHQ (Régime de Retraite d'Hydro-Québec. »

Et d'ajouter…

« …Dans le contexte actuel des relations de travail dans l'entreprise, il est possible de traiter d'enjeux normatifs majeurs en cours de convention collective. »

Cette offre est une invitation à continuer de traiter des dossiers importants en cours de convention. Nous croyons que cette proposition mérite d'être considérée avec sérieux. Suite à cette proposition, les membres des exécutifs des 4 sections locales (957, 1500, 2000 & 4250) se sont rencontrés pour analyser l'offre. Ils ont convenu de consulter leur structure régionale et leurs membres afin d'obtenir un mandat de négociation et d'établir un cahier de demandes à déposer à l'employeur sur les sujets en jeu.

Voici l'historique de cette négociation :
  • Le 17 janvier 2007, la recommandation du Comité exécutif provincial à l'effet d'accepter la négociation anticipée avec Hydro-Québec a été appuyée à 86,5 %.
  • Le 31 janvier 2008, dépôt de nos demandes globales à Hydro-Québec.
  • Du 5 février 2008 au 28 février 2008, négociation portant principalement sur le Régime de retraite.
  • Le 28 février 2008, dépôt par Hydro-Québec de l'offre salariale, les primes, les indemnités, les allocations, le régime d'intéressement et la durée de la convention collective.
  • Du 28 février 2008 au 4 mars 2008, négociations portant sur les salaires, les primes, les indemnités, les allocations, le régime d'intéressement et la durée de la convention collective.
  • Le 5 mars 2008, entente de principe sous réserve de l'approbation des comités exécutifs provinciaux et des textes.
  • Le 12 mars 2008, présentation aux membres des comités exécutifs provinciaux avec une recommandation d'acceptation.
  • Le 12 mars 2008, adoption d'une résolution conjointe de présenter l'entente de principe aux membres réunis en assemblée générale.
  • Du 13 mars au 21 mars 2008, finalisation des textes d'entente, préparation des documents et préparation des assemblées générales.
  • Du 25 mars au 7 mai 2008, tournée d'assemblées générales provinciales.
  • Le 8 mai 2008, dépouillement du vote, l'entente sur le renouvellement de la convention collective est entérinée à 77,3 %.

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